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L’hiver : période critique des célibataires

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Nous sommes samedi, 16h12, un québécois sur la table (boisson à base de café et de chocolat), assis confortablement dans mon café de prédilection, je me prépare à vous écrire encore une fois  les péripéties que peut vivre un (jeune) célibataire.

Je ne savais pas sur quoi écrire jusqu’à ce matin.

Je tentais dans le cadre d’un excès de dynamisme et d’optimisme (j’attendais un chèque) de récupérer le courrier qui se trouvait dans ma boite aux lettres. Erreur fatale de ma part…
Non pas par le fait que je loupai le début de mon épisode de titeuf #jesuisungaminetj’assume, mais plutôt par un facteur indépendant de ma volonté rendant d’une extrême difficulté chaque mouvement, chaque geste, chaque pensée (bon j’abuse un peu quoique) : le froid… Le froid, cet élément  source de problèmes dans notre activité professionnelle (Retard dû à un bus lui aussi en retard ou non démarrage de votre toute nouvelle peugeot 205).

Véritable élément de destruction de votre vie sociale (vous avez déjà essayé de parler ou d’engager une conversation avec un bonnet qui recouvre la moitié de votre visage et une écharpe qui recouvre l’autre moitié, un manteau vous transformant en bibendum (vous voyez ce que c’est un ours ? Et ben c’est pas ça…) limitant la portée de vos mouvements à devant derrière et roulez si on vous pousse. Un froid gelant toute phase de séduction ou technique d’approche.

Enfin c’est ce que je croyais… Souhaitant me rendre au Virgin pour m’acheter un livre afin d‘acquérir de nouvelles connaissances, (#pas crédible), je me décidai de m’apprêter à combattre mon terrible ennemi le froid… Dans ce genre de situation et juste à cause de celle-ci, on oublie d’être sexy et séduisant, le but et l’unique objectif est d’avoir chaud. Alors au diable la concordance… La couleur du pull rattrapé par les chaussures, avec la ceinture en adéquation avec la couleur des lunettes et le bonnet en lien avec les boutons de la chemise #victimedelamode. Prêt à en découdre avec mister freeze, je m’aventurai sur les routes dangereuses qui devaient me mener vers là où je devais aller.

Alors qu’une longue avenue me séparait de ma destination, mon DFM se mit en route … (Détecteur de Filles mignonnes). Une charmante demoiselle s’avançait dans ma direction, malgré le froid elle avait réussi à garder un côté sexy, une doudoune cintrée proche du corps mettant en avant ses courbes voluptueuses, un petit bonnet noir orné d’un pompon pour la fantaisie et une écharpe qui devait mesurer au moins 3m tant elle avait fait des tours avec celle-ci autour de son cou … Une véritable bombe réchauffant l’ensemble de mes sens… Ayant peu de chances qu’elle me remarque par mon style vestimentaire, je tentai de tout miser sur le eyes contact (regard hypnotisant ayant pour but de créer une attraction forte et une dépendance envers celui qui lance le regard c’est à dire moi hahahaha je suis diabolique). (J’avais potassé beaucoup d’ouvrages, j’avais regardé Roméo et Juliette, lu GQ et étudié tous les regards de Jude Law). Bref j’étais prêt, je relevai de manière discrète mon gros bonnet en laine et je baissai un petit peu mon écharpe afin que je puisse lancer mon regard…
5 mètres nous séparaient et je cherchai The moment of eyescontact* pour lancer  l’attaque (*the moment of eyes contact : moment le plus judicieux pour pouvoir lancer votre regard plus communément appelé le moment où elle vous regarde).

Je cherchai la brèche de la demoiselle, faisant confiance à mon instinct de célibataire, je lançai le regard combiné à un léger mouvement de cou pour accompagner et accentuer le regard … awesome la jeune fille me regarda au même moment …. le tout était maintenant de réussir à garder son attention jusqu’au moment où nos chemins se croiseront et où je tenterai d’entamer la DDB (la discussion de base).
Concentré sur le maintien du regard de la jeune fille, j’étais loin de m’imaginer la tragédie qui me guettait. Alors qu’il me restait un mètre avant d’approcher du paradis, je sentis un déséquilibre au niveau de mes appuis. Ma jambe, qui d’habitude se tient à un écart modeste de l’autre jambe, prit de l’avance sur l’autre et glissa d’une manière subite et incontrôlable, emportant avec force le reste de mon corps dans une position latérale allant à l’encontre des lois de l’attraction terrestre et m’amenant obligatoirement vers un choc inévitable (pour être plus clair, j’ai glissé sur une plaque de verglas et je suis tombé).

Mais comme tout garçon ambitieux souhaitant aller au bout de sa mission, même durant la chute je tins à garder le eyes contact si important à mes yeux… et pour ce faire, je m’inspirai de figures cultes de ma jeunesse : Toute la technique de Surya Bonaly et de ses triples loops ainsi que la technique de la torche de bison dans street fighter #Geekdepuistoutjeune.

Malgré mes nombreux enseignements je dus à un moment me rendre à l’évidence, la chute était inévitable … à ce moment un instinct de survie fit que mon visage exprima toute ma peur et mon désarroi …le eyes contact fut rompu, et pendant l’espace d’une fraction de seconde je découvris ce que superman ressentait lorsqu’il s’élançait d’un gratte-ciel #saufqueluiilcontinueàvoler.

« Le plus important quand on tombe c’est pas la chute mais l’atterrissage » Matthieu Kassovitz…

Le pire quand on tombe ce n’est pas réellement de tomber, mais c’est de savoir combien de personnes vous ont vu tomber. Pour moi, vu le climat, il n’y en avait qu’une mais pas n’importe laquelle… LA demoiselle … Dans ce cas, deux possibilités s’offraient à elle : Soit elle courrait à ma rescousse de peur que je me sois blessée et s’inquiétant pour mon devenir (on peut rêver un peu)

Soit elle explosait de rire et continuait sa route en se disant qu’elle aurait une histoire improbable à expliquer à ses amis (90% des cas finissent comme ça)

L’atterrissage fut moins violent que ce que je pensais. Mes fesses de black compensées amortirent le choc et ma doudoune bibendum stabilisa ma position….Retrouvant rapidement mes esprits, au travers de mon bonnet qui couvrait mon visage, j’entendis quelqu’un me parler, me demandant si tout allait bien et si je ne m’étais pas fait mal … je soulevai mon bonnet afin de donner un visage à cette douce voix. C’était elle… la demoiselle du eye contact…
Elle m’aida à me relever, et se mit à rire au moment où j’étais debout, je la suivis pour ne pas la laisser seule (empathie quand tu nous tiens). Et là, la chose la plus improbable arriva … elle me fit un sourire mais pas n’importe quel sourire, celui qui vous ouvre les portes d’une éventuelle voire probable discussion dont on ne sait pas où ça va nous mener mais dont on sait qu’il ne faut surtout pas la manquer. Nous partîmes tous deux à Leclerc pas main dans la main, mais au moins yeux dans les yeux …

Un hiver plus doux que ce que j’aurais pu imaginer, on peut chercher l’amour mais souvent c’est lui qui nous tombe dessus …

PS : je ne suis pas allé à Virgin, j’achèterai le bouquin la semaine prochaine…

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